Devant le peu de réactions sur ce blog, malgré l'appel allopass pour apparaître sur jeuxvideos.com, j'ai décidé de déménager et d'aller voir ailleurs. L'excellent site Gameblog héberge des blogs de joueurs, et je me suis tourné vers lui. La différence est sidérante : une communauté très active, motivée et sympa. Des réactions par paquets, bref, un truc vivant quoi !! Peut-être à bientôt sur gameblog donc !
Déménagement !!!! posté le samedi 21 août 2010 18:50
Breath of Fire V - Dragon Quarter (Critiques) posté le mardi 17 août 2010 15:47
Prise de risque.
Capcom n'a pas hésité à bousculer les
conventions de sa série des Breath of fire en proposant un jeu
tellement différent qu'on peine à le mettre dans une filiation
quelconque. Il y a bien un point commun : la transformation en
dragon, mais même là, le jeu est concçu d'une manière peu
orthodoxe. Mais n'allons pas trop vite et prenons les choses dans
le bon ordre.
Dragon Quarter, c'est d'abord une ambiance, une
ambiance tout à fait particulière, extrêmement sombre. On y
découvre une humanité enfouie sous le sol pour des raisons pas bien
connues. Dans cet univers, il n'y a ni grâce ni lumière, ni fleurs
ni couleurs. L'avenir ne ressemble qu'à un long couloir qui
débouche sur le néant. C'est dans ce contexte bien sordide que les
héros de l'histoire vont se lancer dans une quête singulière par sa
simplicité même : monter, monter et voir la lumière. La parabole
quasi-religieuse s'impose d'elle-même et porte le jeu vers un
quelque chose de plus essentiel que les trois-quarts des scénarios
de rpg dans lesquels il faut pourtant sauver le monde !
Pire, le personnage principal va découvrir qu'il
jouit d'un pouvoir tout à fait spécial : il peut se transformer en
dragon. Mais cette transformation fait monter un taux exprimé en
pourcentage, qui est constamment affiché, comme une menace qui ne
nous quitte pas : si le taux atteint 100%, le personnage meurt et
c'est le game over.
Cela signifie que les développeurs dotent le
joueur d'un pouvoir énorme...dont il ne peut pas se servir !
J'adore. J'A-DORE. il faut savoir que rien dans le jeu, absolument
rien, ne peut faire chuter ce taux. Ce qui est extraordinaire,
c'est que même les gros boss bien durs ne pourront vous résister
bien longtemps si vous vous transformez, car la puissance de Ryu
est alors monstrueuse. Mais le taux monte, monte, monte, et le
joueur flippe.
Le gameplay est particulier, il s'agit là d'un tour
par tour qui est matiné de tactical car on déplace ses personnages
qui peuvent agir dans un cercle en fonction de la portée de leurs
armes. Le tout est efficace, assez rapide pour du tour par tour, et
globalement très réussi.
La musique du jeu est tout simplement magnifique, une
des plus belles bande-son jamais réalisée pour un rpg. C'est
malheureux de se dire que peu de joueurs se sont essayés à ce jeu
méconnu et boudé.
Les graphismes sont réalisés en cell-shading, et
ce sera ma foi la première fois que j'aurais vu un cell-shading
éloigné autant qu'on peut l'être de toute naïveté.
Ce breath of fire ne ressemble à aucun autre
jeu, voilà une chose qui est bien certaine, et je m'aperçois en
écrivant ce test qu'il fait partie de mes expériences de rpg les
plus marquantes.

Un jeu pas ordinaire pour une licence pourtant très connue. Ca
arrive de temps en temps à Capcom de pendre de tels risque, et ça
fait du bien..

Le système de combat au tour par tour repose sur la gestion de PA
(points d'action) qu'il faut dépenser le mieux possible, ce qui
amène un côté assez stratégique aux affrontements.

Un casting de personnages tout à fait particulier, avec une
chara-design assez inhabituel. Le jeu était entièrement réalisé en
cell-shading, ce qui faisait fureur à l'époque, mais voir un tel
parti-pris graphique dans un jeu aussi sombre est simplement
réjouissant.

Les transformations de Ryu sont hallucinantes. Et le plus fort,
c'est que cela arrivera rarement, si vous ne voulez pas voir
s'afficher un game over implacable sur votre écran. Du coup, chaque
utilisation de votre pouvoir vous met en émoi !

Le jeu est sombre, dans ses graphismes autant que dans ses propos.
Notez en haut à droite le pourcentage écrit en rouge, qui indique
en permanence au joueur l'utilisation de son pouvoir de dragon. Ce
chiffre ne vous lâche jamais, c'est comme épée de Damoclès, un
rappel constant que votre grand pouvoir est aussi votre plus grande
faiblesse.
Starcraft 2 (Critiques) posté le lundi 16 août 2010 09:56
------------------------------------------------------------------
Un jeu attendu par des hordes de fans
-----------------------------------------------------------------
Douze ans. Cela faisait déjà 12 ans que Starcraft premier du nom
était sorti avant que sa suite débarque fin juillet. Le plus fou,
c'est que le succès du premier ne s'est jamais démenti pendant tout
ce temps, les serveurs de Battle.net étant toujours généreusement
remplis quelques jours seulement avant la release de Stacraft 2. Ce
genre de réussite n'est évidemment jamais dû au hasard, et on
reconnaît bien là le talent de Blizzard, créateur de licences aussi
puissantes et prestigieuses que Diablo, Warcraft ou World of
Warcraft. Ces gens là savent ce qu'ils font, et quand ils sortent
un jeu (ce qui arrive très rarement tant ils sont pointilleux, ce
dont certains feraient pas mal de s'inspirer), vous pouvez être
sûrs que ce sera un monument qui fera date.
Stacraft fait partie des RTS (real time strategie, jeu de stratégie
en temps réel dans notre langue), et il sert de jalon pour tous les
autres. Diablo est un hack'n slash, et Diablo 2, sorti il y a très
longtemps lui aussi, est encore la référence aujourd'hui. World of
Warcraft, je n'en parle même pas, tous les éditeurs se cassent les
dents dessus les uns après les autres à vouloir le
concurrencer.

Starcraft, Warcraft 3, Diablo 2, autant de jeux signés Blizzard
qui font figure d'autorité dans les genres auxquels ils
appartiennent.
Le succès du premier Starcraft a été énorme. Il faut savoir que
ce jeu est devenu sport national en Corée, et ce à un tel point que
c'est devenu le paradis des pro-gamers, certains vivant tout
simplement des revenus occasionés par leurs victoires en
championnat. Il y a même des retransmissions télévisées des grands
tournois de Starcraft en Corée, c'est vous dire !
Autant vous dire que cette suite était attendue, et même plus que
cela si l'on considère le culte que représente ce jeu pour beaucoup
de joueurs. Cela constitue d'ailleurs un piège pour Blizzard, qui
se trouve un peu enfermé dans l'énormité de ce qu'ils ont eux-mêmes
créés. Leur marge de manoeuvre est en effet réduite afin d'être sûr
de ne pas décevoir des millions de fans de par le monde.
-----------------------------------------------------------------------
On prend les mêmes ?
----------------------------------------------------------------------
Après avoir installé fébrilement le jeu, on le lance en se
demandant ce sur quoi on va tomber. Et là...on ne peut s'empêcher
d'être quelque peu dubitatif, pendant quelques instants du moins.
En effet, on s'aperçoit immédiatement que les mécanismes de jeu
sont demeurés intacts, et que Blizzard n'a fait évoluer son concept
en rien.
Quand vous lancez une partie en multi, vous vous sentez
immédiatement en terrain connu : récolte de minerai sans perdre de
temps, production frénétique de récolteurs en début de partie,
constitution d'une base, premières unités militaires, espionnage de
la partie adverse, construction des défenses, etc. La partie suit
un cheminement qui est la réplique rigoureuse du jeu de 1998. Sur
le moment, on est presque surpris par la familiarité avec laquelle
on prend le jeu en mains.

A gauche : une base protoss du jeu de 1998. A droite : une base
protoss de Starcraft 2. Au jeu des sept différences, on est obligés
de se gratter la tête et de réfléchir deux minutes...
L'évolution visuelle est bien là, évidemment, mais de nombreuses
choses se ressemblent : une interface similaire, qui n'a
pratiquement pas évolué, un niveau de zoom très limité, une
impossibilité totale de faire pivoter l'angle de caméra, etc.
D'ailleurs, ce côté "copie-carbone" a alimenté une certaine
déception chez des joueurs, et quand on regarde les avis de
lecteurs sur certains sites connus, on s'aperçoit que certains
n'hésitent pas à descendre le jeu littéralement, lui repprochant
son manque d'innovation, et le fait que ce jeu correspond
aujourd'hui à un concept de RTS éculé par rapport à ce que des gens
comme ceux de Relic peuvent proposer (avec la licence Warhammer
40000).
Néanmoins, s'arrêter à cette première impression serait
complètement stupide, et il faut creuser un peu l'affaire avant de
pouvoir décider si oui ou non Starcraft 2 vaut le coup ou pas.
------------------------------------------------------------
Des évolutions discrètes mais très nombreuses
------------------------------------------------------------
Comme je le disais précédemment, je pense vraiment que Blizzard
avait une marge de manoeuvre très étroite sur ce coup là, et il
faut réussir à comprendre les enjeux qui pesaient sur une compagnie
telle que celle là. Révolutionner le gameplay de Starcraft était
sans doute le plus sûr moyen de voir les fans du premier tourner le
dos à la licence. Victime de son succès, Blizzard ne pouvait donc
logiquement que faire évoluer doucement sa série, à défaut de la
chambouler complètement (le voulaient-ils seulement, de toutes
façons ?).
Comme d'habitude, le jeu se divise en deux parties disctinctes :
d'une part la campagne solo, d'autre part le mode multijoueur. Je
ne considère pas les parties personnalisées contre l'IA comme un
mode de jeu à part entière, ce n'est là qu'un entraînement en vue
de pendre le mode multi d'assaut.
La campagne du premier Stacraft était dantesque. Les événements
dramatiques qui y étaient relatés, leur mise en scène, avec son lot
de trahisons, d'énormes surprises, ont marqué les joueurs aussi
fortement que la campagne de Warcraft 3 (ah, la transformation du
vertueux prince Arthas en guerrier mort-vivant !). Ce compartiment
a toujours fait l'objet d'un grand soin de la part des équipes de
Blizzard; Eh bien c'est toujours le cas dans ce Starcraft 2.
L'histoire, peut-être moins bluffante et sidérante que celle du
premier parce qu'on est en terrain connu, est néanmoins dévoilée
avec un sens de la narration redoutable, qui la rend absolument
passionante.

La campagne solo du jeu est remarquablement dense et
intéressante, à des années lumières de bien des RTS qui proposent
généralement des scénarios peu captivants.
D'une certaine façon, c'est sans doute sur la campagne solo que Blizzard s'est autorisé davantage d'originalité. En effet, entre chaque mission, on se retrouve à bord du vaisseau amiral de la résistance menée par Raynor. On peut dans ce vaisseau de déplacer dans plusieurs endroits : le laboratoire, la passerelle, le bar, l'armurerie. Là où dela devient très intéressant, c'est que ces différents endroits sont interactifs et proposent des choses à acheter, des lancements de quêtes ou des scènes de dialogue. Ainsi, le joueur se retrouve devant une structure scénaristique non-linéaire (du moins en apparence, car l'histoire avance bell et bien dans un certain ordre), et il doit faire des choix, dépenser des points ou de l'argent pour s'offrir les services de mercenaires redoutables en combat dans les missions, ou pour acheter des améliorations très importantes pour les différentes unités qu'il utilise en jeu.

Sur la passerelle du vaisseau amiral, le joueur peut
sélectionner la prochaine mission qu'il a envie d'essayer. Cette
structure non-linéaire de l'histoire est très agréable et donne au
joueur un sentiment de liberté.
La campagne, très riche, a fait l'objet d'une polémique auprès des joueurs puisque ce Starcraft 2, vendu au prix fort dans certaines enseignes, ne contient qu'une campagne Terran. Blizzard a annoncé deux futures extensions contenant les campagnes Zerg et Protoss. Cela a fait couler beaucoup, beaucoup, d'encre...pour pas grand chose à mon avis. Certains joueurs devraient se calmer un peu et considérer le passif de Blizzard, pour en venir à la conclusion qu'un tel développeur ne se contentera pas de vulgaires add-ons vendus trop chers, cela n'est pas conforme à leur exigence de qualité. Attendons donc de voir avant de s'exciter pour rien...
-------------------------------------------------------------------
Battle.net, l'antre de la compétition acharnée
-------------------------------------------------------------------
Le versant multijoueur est beaucoup moins repensé. Les réflexes
sont modifiés par la présence de nouvelles unités qu'il faut tester
pour rééquilibrer les habitudes de jeu, mais globalement, c'est
bien le Starcraft qu'on a connu. Il faut reconnaître en revanche
que la nouvelle mouture de Battle.net est un modèle d'efficacité et
de clarté. Une fois encore, on sent tout le savoir faire de
Blizzard, et la recherche systématique de la perfection dans ce
qu'ils font.

L'interface multijoueur est un modèle du genre. Former des
groupes, trouver des parties à jouer, tout cela n'a jamais été
aussi simple.
J'ai beaucoup apprécié également le passage par les 50 matchs
d'essai obligatoires en multi. Suite à ces 50 matchs, en fonction
de vos résultats, vous êtes classés dans une "ligue" qui dépend de
votre niveau. Ainsi, vous devez normalement vous retrouver entouré
de joueurs de votre niveau, ce qui est plutôt ingénieux (en théorie
en tous cas, car en pratique, l'estimaton du niveau d'un joueur
reste un peu problématique dans Stacraft).
On retrouve en multi tout ce qui fait le sel de Starcraft depuis 12
ans : des parties nerveuses, rapides, qui demandent énormément de
maîtrise, d'audace. Tout cela est très technique et ravira
forcémment harcore gamers et pro-gamers. On sent tout de suite que
ce jeu peut se jouer à très haut niveau, et ouvrir la voie à des
ligues professionnelles. C'est tout simplement remarquable de sens
stratégique et technique.
Les trois races se jouent toujours de façon complètement
différente, même si l'on peut reprocher à Blizzard, une fois
encore, le manque d'innovation puisqu'aucune faction ne s'ajoutera
aux trois déjà connues, et la façon de jouer ces dernières est
tout à fait identique.

Les parties en multi joueur donnent souvent lieu à des
affrontements acharnés, limite stressants tant l'intensité est
énorme.
Les améliorations sont pourtant très nombreuses, comme la reconnaissance in-game de matériel type casque-micro, la gestion des contacts et les cellules de tchat. Tout cela est merveilleusement bien pensé.
---------------------------------------------------------------
Parce qu'il faut bien conclure
--------------------------------------------------------------
Je ne donnerai pas 10 à ce Starctaft 2, même si je ne joue plus à
rien d'autre depuis que je le possède. J'ai décidé d'enlever 1
point pour le manque d'innovation. Blizzard n'a en effet rien
retenu de l'évolution du genre du RTS depuis quelques années
(notamment grâce à Relic) et propose un produit qui n'est ni plus
ni moins qu'une refonte du jeu d'origine, avec une prise de risque
tellement minimale que c'en est presque surprenant.
Néanmoins, il faudrait être aveugle pour ne pas reconnaître les
qualités gigantesques de ce jeu. Sa campagne passionnante, son
multi dantesque, ses graphismes retravaillés, cette obsession du
détail qui transpire dans chaque écran, dans chaque compartiment du
jeu. Blizzard est un grand développeur, un des plus grands depuis
des années, et il ne faut pas s'y tromper : Stacraft 2 est la
nouvelle référence mondiale du jeu de stratégie, et ce pour des
années et des années. Tout simplement.
Verdict : 9 / 10
Le retour d'une référence dans toutes les bonnes presses (Le coin du rpgiste) posté le lundi 16 août 2010 21:03
J'ai eu le plaisir cet aprem chez mon marchand de journaux de
voir un magazine tout nouveau tout neuf, estampillé d'un fringant
"numéro 1". Et ce numéro 1 procure une sensation assez étrange
quand on sait qu'il s'agit du magazine Casus Belli, référence
absolue pour les joueurs de jeux de rôle papier pendant des années,
et qui n'a donc rien d'une "nouvelle revue". Le magazine nous
revient tout de blanc vêtu, après bien des épreuves difficiles pour
arriver dans les bacs, comme l'explique l'édito du rédacteur en
chef.
Ce mag est bien évidemment destiné à tous les mordus de jeux de
rôle papier, avec des tests jeux de rôle, des dossiers, des news,
et bien sûr, les indispensables et formidables scénarios/aides de
jeu créés par la rédaction pour les jeux de rôle du
marché.
J'ai lu et acheté Casus Belli pendant des années et ça fait
vraiment plaisir de les voir ressurgir, avec un beau dossier
"Résurrection" indiqué en première de couverture. Evidemment.

Le retour d'un grand nom du magazine jeu de rôle, voilà qui a
compensé très largement pour moi la pluie que nous subissons en ce
mois d'août. Je souhaite une très longue deuxième vie à Casus
Belli. Ce premier numéro est simplement magnifique.
Attendre, attendre, chhhht, il faut être patient, trèèèèèèèèès patient... (L'actualité (enfin, celle qui m'intéresse !)) posté le lundi 16 août 2010 15:12
Voilà la vidéo qui m'a collé une claque récemment. C'est le
premier trailer de Deus EX Human Revolution, la seconde suite de
Deus EX, ce chef d'oeuvre ambitieux sorti il y a quelques années
maintenant et qui représente à lui seul une pierre angulaire dans
l'histoire du jeu vidéo.
Human Revolution a l'air simplement dantesque, même si je préfère
mettre quelques bémols encore car on a déjà vu quelques déceptions
plus surprenantes encore (récemment, la sortie de Disciples 3, que
j'attendais comme le messie, m'a fait cet effet là,
justement).
Enfin, regardez (ou re-regardez) le trailer, prévoyez quelque chose
pour essuyer la bave qui vous coulera sur le menton.
Jeux du moment : Battlefield 3 PC | Battlefield 3 PS3 | Minecraft 360 | FIFA 12 Wii | FIFA 12 DS






Commentaires